-Et si nous profitions du confinement ? Respiration et méditation…

Nous sommes confinés chez nous pour 15 jours, au minimum. Angoisses, incertitudes et ennui peuvent survenir, je ne suis pas à l’abri non plus. En premier lieu, je ne peux que vous conseiller de ne pas abuser de la télé ni d’Internet, restez informés de la situation, mais n’alimentez pas vos peurs. Je vous propose ici quelques exercices simples et efficaces pouvant aider à pallier à la situation.

-La respiration :

J’ai pu remarquer que nous ne savons plus respirer, de nos jours nous ne prenons plus le temps de souffler. Ce petit exercice, peut, à lui seul, nous permettre de calmer certaines angoisses en quelques secondes, il est également très efficace pour aider à l’endormissement.

Il s’agit tout simplement de réapprendre à respirer longuement et profondément.

Assis, debout ou allongé, j’inspire par le nez, doucement, en commençant par gonfler le ventre puis les poumons que je remplis à fond. Une fois pleins, je bloque une à deux secondes. J’essaie vraiment de les remplir à leur maximum. J’expire ensuite par la bouche, longuement et calmement, comme si je soufflais dans une paille, cela devrait être beaucoup plus long que l’inspiration. De la même manière, il faut les vider le plus possible, je n’hésite pas à forcer un peu sur la fin pour expulser tout l’air. Et je recommence l’opération, trois à quatre fois d’affilées, au-delà le risque étant de “planer” un peu.

Vous pourrez constater dés la deuxième inspiration que vos poumons vont se gonfler plus qu’à la première, encore plus à la troisième. C’est comme si quelque chose se libérait. Le fait de respirer par le ventre permet de dénouer rapidement la plupart des “boules au ventre”. Vous pouvez également imaginer que du bon entre en vous lors de l’inspiration pour venir nettoyer et que le mauvais, sort de vous lors de l’expiration.

-La méditation :

Il ne s’agit pas ici d’une technique de Grands Maîtres Spirituels pour atteindre l’éveil ou je ne sais quoi. Le but étant, tout simplement, de se recentrer, s’apaiser, prendre de la distance avec nos pensées parasites, vous savez, ces petites bêtes désagréables qui tournent en boucle dans notre cerveau.

Assis en tailleur, le dos bien droit contre un support pour que le plexus soit bien ouvert, mains jointes, posées sur les jambes ou bras croisés, l’idée étant d’être confortable. Personnellement, j’affectionne mon canapé pour pratiquer, si je dois être au sol, un coussin sous les fesses et un deuxième pour maintenir le bas du dos. Les yeux fermés, je commence par respirer comme expliqué plus haut.

L’idée n’étant pas de faire le vide dans sa tête mais, tout simplement, de laisser ses pensées défiler “devant ses yeux”. Personnellement, je m’imagine un jeu de cartes passant devant moi à quelques centimètres. Chaque carte représentant une pensée, elle arrive et s’arrête, je l’observe le temps nécessaire puis je la laisse aller. Certaines pouvant rester plusieurs secondes alors que d’autres ne s’arrêterons pas. Il est possible de s’imaginer feuilletant un livre, zappant sur la télé ou toute autre façon de voir. C’est vraiment l’idée que les pensées défilent, une à une, qui est important.

Le but étant de “sortir” nos pensées de notre tête et de les observer de l’extérieur, comme ne nous appartenant pas. Ainsi, nous pouvons les reconnaître pour ce qu’elles sont : de simples pensées. Il est amusant de constater que, pour la plupart d’entre elles, le simple fait de les extérioriser les rend beaucoup plus insignifiantes que nous ne l’imaginions.

Il ne faut pas chercher la performance au début, quelques minutes peuvent suffire pour apporter une meilleure sérénité. Ce que je vous conseille, c’est une pratique quotidienne de la méditation. Vous avez le temps maintenant, vous pourrez en découvrir très vite les bienfaits. Vous constaterez très rapidement qu’il est facile de rester de plus en plus longtemps dans cet état.

-Pour les enfants :

Les bienfaits de la méditation ne sont plus à prouver. Pourquoi ne pas l’appliquer aux enfants ?
Il suffit de leur amener la chose sous forme de jeu. Pour certains, un accompagnement peut être nécessaire. Je l’ai moi-même testé sur un enfant de ma famille il y a peu. J’ai simplifié les consignes: inspires par le nez, souffles par la bouche comme dans une paille, trois fois. Laisses défiler tes pensées.

Puis je l’ai “aidé” un peu: d’une voix calme, je lui demandais ce qu’il voyait:

-“Là, je joue dans le jardin avec untel.

-Ok et c’est un bon souvenir ?.

-Oui, on s’amuse bien.

-Et maintenant tu vois quoi ?.

-Je joue sur la plage”.

Et ainsi de suite… Cela à duré environ 5 minutes. C’est lui-même qui m’a dit ” Tu sais, c’est normal que ça dure pas longtemps, je suis moins vieux que toi, j’ai donc moins de souvenirs”. Ne dit on pas que la vérité sort de la bouche des enfants.

J’ai été très agréablement surpris de voir qu’il a passé le reste de la journée beaucoup plus calme et posé que d’ordinaire. Je lui ai également expliqué qu’il pouvait aussi jouer à ça tout seul, que s’il était triste, en colère ou autre, il pouvait jouer à la méditation, que cela lui ferait du bien. Et il l’a fait. Plus tard j’ai eu des retours comme quoi, il méditait de temps en temps.

Voilà, si ces quelques conseils peuvent apporter un peu de sérénité à certains, j’en serais ravi. Pour une fois que le temps nous est donné. Pourquoi ne pas en profiter?

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